La chèvrerie IM-BERG se trouve dans les alpages de la vallée de Munster. Entourées de pâturages et de forêts, nos chèvres laitières crapahutent à 750 mètres d’altitude, sur le versant de la montagne. Nous avons aussi 12 chevreaux, nés en 2014, un bouc et 5 chevaux. Au-dessus de notre maison, nous avons construit une petite basse-cour avec des poules et des pintades. Il y a aussi un étang où aiment se baigner les canards et les oies.

Historique de la ferme :
     En septembre 1999, nous avons eu la chance de pouvoir acheter la marcairie* IM-BERG, mise en vente par des Mulhousiens.
Au départ, il n’y avait qu’une ancienne grange et une petite marcairie, 4 murs et un toit. Nous avons attendu près d'un an avant de pouvoir nous y installer. En effet, nous avons nous-mêmes effectué les plus gros travaux, avec l'aide de notre famille et d'amis.
En juin 2000, nous avons déménagé dans cette petite maison. Une cuisine avec ouverture sur le séjour, une petite salle de bain et deux chambres à l’étage, c’était suffisant pour un couple et une petite fille. Mais voilà que la famille s’est vite agrandie : deux ans plus tard est arrivé un petit garçon, suivi d'un autre, deux ans après. Nous avons donc à nouveau entrepris des travaux pour agrandir la marcairie. Elle comprend maintenant deux chambres supplémentaires à l’étage et une magnifique véranda.
      A cette époque, j’exerçais le métier d'assistante dentaire. Avec désormais 3 enfants, j’ai préféré prendre un congé maternité. Cela m’a permis de rester à la maison pour m’occuper de toute la famille. Les enfants étaient venus l'agrandir, mais les animaux réclamaient également de l'attention. Nous disposions de 3 hectares attenants à la grange. Comme c'était largement suffisant pour nos deux juments, nous avons acheté deux petites chèvres, quelques poules et des oies.

Et c’est ainsi que tout a commencé, dans notre havre de paix.

L’année suivante, pour la Saint-Valentin, mon mari m’a offert un bouc ! Cinq mois plus tard, des chevreaux naissaient, auxquels nous nous sommes très vite attachés. Deux ans plus tard, à la fin de mon congé, nous comptions 8 chèvres – nous en avions encore récupéré d’autres. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de ne pas reprendre mon ancien travail. Je voulais me lancer dans une aventure qui ne m’était pas tout à fait inconnue, mais pour laquelle il me fallait tout de même apprendre encore beaucoup de choses : le monde de l’agriculture et surtout le travail avec les chèvres. Posséder deux, trois chèvres pour le plaisir, et gérer un troupeau de chèvres, sont deux choses tout à fait différentes...
Une quinzaine de chèvres alpines sont venues rejoindre celles que j’avais déjà, quelques autres ont été vendues. J’ai donc débuté avec 15 chèvres laitières, la traite se faisait à la main, matin et soir. Comme je n’avais pas beaucoup de connaissances en matière de transformation fromagère, j’ai fait quelques stages dans d’autres chèvreries. J'ai également suivi une formation « hygiène en transformation fermière et sécurité sanitaire » que la Chambre d’Agriculture propose à tous ceux qui veulent s’installer. Nous avons construit un local de transformation et nous avons commencé à faire les marchés.

     Par la suite, j’ai bénéficié d’une aide du Conseil Régional pour construire une nouvelle chèvrerie. Et en 2013, voyant que la grange était vraiment en mauvais état, nous avons décidé de la transformer en gîte. Nous accueillons à présent des personnes, d’ici ou d'ailleurs. Nous leur proposons de venir passer leurs vacances chez nous, à la ferme : être proche de la nature, découvrir comment nous vivons, comment nous cohabitons avec nos chèvres qui n’ont pas toujours un caractère facile et qui n'en font souvent qu'à leur tête ! Cela fait maintenant plus de 7 ans que j’ai des chèvres, que je travaille avec elles, et je suis loin de tout savoir sur elles !
 
      Voilà un petit résumé de notre vie.

Si cela vous a donné envie de nous rencontrer, nous organisons des visites gratuites tous les dimanches après-midi, à partir de 15h30 (de mars à fin septembre).


* vieille bâtisse des Vosges, utilisée par les vachers et fromagers pour fabriquer le munster.